BIEN-ÊTRE VS MAL-ÊTRE

Rédigé par Famille Musulmane

Au fil du temps, le bien-être est un concept devenu concret pour la plupart des gens. Alors à quoi bon écrire un article de plus à son sujet ? Parce que nous estimons qu’une notion n’est jamais mieux comprise que lorsqu’on la confronte à son opposée. La question sera donc d’abord qu’est-ce que « mal-être » ?

La première définition trouvée est : « Sentiment de profond malaise » dont les symptômes sont :

une tristesse inhabituelle et durable, mêlant un sentiment d’angoisse et de « fatalité », engendrant une perte d’intérêt et de plaisir qui touche tous les domaines de la vie quotidienne (amis, famille, loisirs, travail).

Il semble mal venu d’en discuter, alors qu’aujourd’hui le mal-être semble constituer un « tabou » car il n’est pas la « norme » sociale. Seul le bien-être est mis en avant, telle une référence vers laquelle, dans la course au bonheur et à la compétition collective, chaque individu doit tendre. Dans une société où nous nous soucions de plus en plus du bien-être (recrudescence d’instituts du bien-être, thalassothérapies…), le mal-être dérange et la souffrance éloigne du « modèle social » reconnu.

Faut-il pour autant laisser tout un monde à l’abandon ? N’y aurait-il que le camp des « combattants » qui réussissent leurs vies et se sentent bien, qui ont su s’occuper d’eux-mêmes et prendre soin de leur moi ? … Et les autres ?

Lors des journées de prévention organisées dans les établissements de l’enseignement secondaire, les thèmes principalement abordés sont ceux de la sexualité, de la violence, des drogues et de l’alimentation.

Et le thème du mal-être (dépression, angoisses, suicides…) est, lui, peu abordé à l’école comme dans la famille. De ce fait, il ne constitue pas un objet de prévention primordiale.

Pourtant, prendre en considération ce fléau et proposer ce qui aiderait à le contrecarrer, permettrait à toute une génération de comprendre que « l’être » humain est naturellement créé pour être bien, puis faire (transmettre) le bien. Et s’il n’y parvient pas sans effort, c’est parce que des choses le détournent de cette nature première.

A présent, seconde question : Comment combattre / se débarrasser du mal-être ?

Comme pour toute maladie, il faut d’abord (re)connaître son existence pour pouvoir la traiter.

-Le premier pas consiste donc à s’avouer que quelque chose ne pas (on mesure sa situation) ;

-Ensuite, on essaie d’en comprendre la ou les causes : c’est dire qu’on identifie la ou les sources de notre mal-être.

-Enfin on cherchera à agir de façon adaptée, tout en sachant que plus rapide est la réaction, plus la lutte sera facile.

Tout cela semble bien théorique et demande une énergie de la part d’une personne qui, justement, est comme « en panne » … Alors quoi ? Voilà la « bouée » :

Quel que soit nos états au cours de notre vie, notre cas spécifique, il est essentiel de se tenir à un unique repère, basique et fondamental : conserver une hygiène de vie équilibrée.

Et en ce qui concerne les adolescents, c’est aux parents que revient le rôle d’apprendre l’importance de l’hygiène de vie, d’en donner exemple, et de veiller à ce que les « routines » du quotidien soient maintenues, même quand l’ado grandit. Tout cela constitue comme un filet de sécurité, limitant les dégâts et contribuant au fait de pouvoir passer plus facilement, le cas échéant, du mal-être au bien-être.

En tant que parent responsable, il faut comprendre que le bien-être n’est pas un bien consommable ou un idéal à rechercher, mais une réalité concrète et essentielle. Dimension naturelle et essentielle de l’humain dont la fitra est la source.

Préserver sa fitra, c’est ne pas chuter dans le mal-être.

Aidons-nous et aidons nos enfants à maintenir leur saine nature sera l’arme la plus efficace contre le mal-être (et notre ennemi, iblîs, qui se réjouit quand nous n’allons pas bien).

Dans cette opposition bien-être / mal-être, on retrouve donc cet appel inné au bien et au bonheur et cet appel diabolique à renier les bienfaits du Créateur. La positivité est lumière. Enseignons à nos enfants la positivé, garante de leur bien-être et de leur état de créature reconnaissante.

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